« La recherche à la vitesse de la pensée », nous annonce Marissa Mayer (la boss de l’activité moteur de recherche chez Google), en présentant la grosse annonce du moment sur cet outil qu’on ne présent plus tellement il est synonyme d’accès au web pour la majorité des internautes dans le monde.
Quand j’ai testé le truc en question (affichage en temps réel des résultats susceptibles de correspondre à ma requête, alors même que je suis en train de la taper dans le champ de saisie), c’est la pro qui a réagi. Avec le whaou qui salue une jolie prouesse techno et le côté hyper séduisant de l’outil.
Ensuite, c’est l’internaute lambda qui a réagit. Celle qui aime trouver vite, qui trouve ces nouvelles fonctionnalités bluffantes, à priori, mais aussi celle qui adore surfer mollement depuis son canapé, et se laisser porter de site en site, au hasard de recherches plus ou moins fructueuses.
À vrai dire, ça me plait à moitié, cette histoire de recherche à la vitesse de la pensée…
Côté pro, l’impact dans les mois à venir risque d’être significatif : ça va nous obliger à travailler encore plus sur le référencement en visant du premium, parce qu’avec cette configuration, si tu n’es pas premier dans les résultats de recherches suggérées par Google, tu es mort (ou presque).
Côté perso, je vais devoir penser à surfer de temps en temps en mode privé. Tout simplement parce que j’aime bien l’aléa que m’offre une recherche sur un outil qui ne connaitrait pas mes habitudes, ne me suggèrera pas des sites que je connais déjà et ne présumera pas non plus de mes « goûts » (en les forçant à devenir similaires à ceux de la masse d’utilisateurs).
Oui, je sais, je suis une internaute chiante. Celle qui apprécie d’aller se perdre en forêt sans avoir de carte ni de boussole. Mais je suis aussi une internaute heureuse : toujours bien contente – après coup – d’avoir eu le sentiment de passer un moment qui ne ressemblait à aucun de ceux vécus par la flopée de randonneurs qui ont emprunté le GR de départ.
Rhaaa, je suis indécise : j’aime trouver mais j’aime aussi me perdre (parfois)…
Quand tu arrêtes plus d’un mois, c’est la misère pour s’y remettre…

Je téléphone beaucoup et ça me coûte très cher. Je ferais quelques économies en souscrivant au forfait Ideo bouygues 4 en un avec appels illimités 24/24 depuis mon mobile*. Pour cela il faudrait que je résilie mon abonnement Freebox. J’hésite pour plusieurs raisons. Avec FreeWifi, je bénéficie de hotspots gratuits partout en France et ça m’a souvent bien servi. Mais il y a des raisons plus idéologiques. Le première, c’est que Xavier Niel a annoncé refuser que Free communique l’identité de ses abonnés à Hadopi sans compensation financière, ce qui n’était pas prévu dans le budget et pourrait repousser encore l’application de cette horreur (et me laisser télécharger mes épisodes de Breaking Bad tranquillement). Ce qui nous mène à la troisième raison, purement politique. Mr Niel est un des rares pourfendeurs de l’Hadopi et notre bien aimé président le déteste. Martin Bouygues est un proche de Nicolas et Nicolas le lui rend bien en organisant pour lui le report sine die de l’attribution d’une nouvelle fréquence mobile à Free (ou en obtenant la coupe d’europe de foot, qui rapportera des milliards aux bétonneurs des nouveaux stades).
Je ne suis pas certain que Mr Niel soit un homme de gauche, mais il a annoncé son intention de rejoindre un groupe d’investisseurs dans son projet de rachat du journal Le Monde. Groupe parmi lequel figure Pierre Bergé, généreux sponsor de Ségolène Royal.
En changeant d’opérateur, j’économiserais environ 45€ par mois en plus de pouvoir téléphoner sans limites depuis mon mobile. Au minimum 500€ par ans, ma conscience politique vaut-elle autant? Peut-on être abonné Bouygues et aimer son voisin** (enfin, je veux dire,… pas MON voisin, qui regarde la télé à fond toute la nuit)?
Y a-t-il un comportement de consommateur politique? Je veux dire à part les consommateurs éthiques (commerce équitable et autres conneries du genre)? Il paraît qu’on peut observer des comportements d’achats de voitures selon les partis politiques. Les Communistes achèteraient Renault, les Frontistes Peugeot, les UMPistes des grosses berlines allemandes (véridique!)… Mais on ne peut pas vraiment imaginer qu’en achetant une Modus toute moche, le militant PC pense aux orientations politiques des actionnaires de la marque.
Et puis j’ai un client à l’Assassin qui va peut être travailler pour Free. Le pognon que je filerais à Free reviendra donc un peu dans ma poche. Il faudrait que je vérifie s’il dépense plus de 500€ par an chez moi mais c’est très probable, c’est un fidèle… Irait-il boire ailleurs s’il apprenait que j’étais passé du côté obscur de la force?
Il faut aussi bien réaliser à quel point c’est chiant de changer d’opérateur, et je crois bien que c’est ce qui va sauver ma conscience politique: ma feignantise!
*j’espère bien recevoir une rémunération pour cette publicité discrète.
**euh, finalement je ne vais pas forcément être rémunéré pour ce billet.
Ok, on avait dit qu’on faisait ce blog juste pour le plaisir. Et puis qu’il n’y avait pas de dimension commerciale ou publicitaire. D’ailleurs, s’il y en avait eu une, entre les articles sur Dieu, ceux sur les gens de gauche et de droite, ou encore les articles en binaire, ça fait bien longtemps qu’on l’a perdue, l’audience.
Et puis tu comprends, je fais cet article parce qu’il y a un iPad à gagner (et que je suis une fille vénale, comme tu le sais). Ah et il y a aussi Romain Corraze à soutenir, pour qu’il puisse faire son tour du monde en 80 jours, c’est une bonne raison d’écrire un article, ça.
Ah, et enfin il y a mes potes de BeNoot. En plus d’être sympas, ils ont un bien chouette site de carnets de voyages. Même que j’ai cherché dessus la destination de mes prochaines vacances.
Bref, je sais : tu vas être énervé, et je suis prête à supporter ton ire. D’ailleurs, si tu veux, on le prendra en garde alternée cet iPad….

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