intheairDe Thank You For Smoking à Juno, en passant par le dernier en date In the Air, j’aime beaucoup les films de jason Reitman. Sa manière de filmer des comédies douces amères est vraiment plaisante et il n’y a pas un de ses films que je n’ai vu en souriant largement à certaines scènes.

J’aime bien le choix de ses sujets, qui tournent beaucoup autour de la question du libre arbitre et des grands choix de vie, tout autant que sa direction d’acteurs qui est (presque) toujours au top.

Le truc que j’aime moins chez lui, en revanche, c’est sa morale un peu insidieuse :
l’avortement c’est mal (Juno) et le mariage c’est bien (In the Air). D’accord, je schématise un peu, mais devant Juno, on se demande que font ses parents (en bref, on a envie de secouer la mère apathique). Quant à Ryan (ou Clooney), je le préfère dans le rôle du brillant célibataire de la première partie du film que dans celui de l’amoureux transi et déconfit de la fin.

Pour en venir au cas particulier de In the Air, la première partie est bien meilleure que la seconde, avec un traité assez cynique de la vie de businessman : valse des valises, chorégraphies aéroportuaires, course aux miles et aux cartes gold-infinite-platinum (sans compter le vidage de mini-bar organisé et le resquillage de badges pour assister à des soirées corporate auxquelles on n’était pas convié).

La prestation de Clooney, en businessman solitaire (et heureux d’être ainsi) est tellement bonne que le décalage avec la seconde partie du film, donne l’impression d’une comédie qui va se terminer sur une note trop mielleuse et moralisatrice pour être honnête…

Bon, cela dit, In The Air, c’est quand même très bien, vous pouvez acheter votre place de ciné les yeux fermés :-)