Dimanche matin chez les « deux » d’hier, ceux du samedi chez Casto. Café, croissants, famille Ricoré. En riant, on enfile un vieux jean. En sortant les emplettes de la veille, on se moque gentiment du slogan « Castorama, c’est castoche… »
Armés chacun d’un rouleau, on se retrouve face au mur. Et merde, il faut le préparer, ce mur.
Rien n’est jamais simple dans une maison : des radiateurs, des cadres et autres ornements muraux partout, étrangement concentrés sur les murs qu’on a prévu de peindre. Bref, il faut « déposer » tout ça (soupir), lessiver les murs (soupir), protéger (de 5 cm autour de la zone, à la maison entière, selon ton degré d’expérience).
Le temps de prendre quatre cafés et déjà les espoirs d’en finir rapidement s’effritent peu à peu. Où est passé ce foutu bac à peinture qu’on a utilisé l’année dernière ? Mais si, celui qu’on avait soigneusement rangé avec les outils de la maison ! (On découvrira bien plus tard que l’ancien gisait non nettoyé au fond du garage, vestige des déconvenues d’un élan décoratif passé).
Finalement, vient le moment tant attendu où on attaque la seule et unique couche de peinture, si impatients du résultat final. L’un tient le pinceau (et s’applique sur les angles), tandis que l’autre agite en tous sens un rouleau. Très vite, on recule pour imaginer ce que sera le résultat final.
Et là, c’est le drame…
Commençons par la couleur, choisie dans l’ivresse chromatique du samedi chez Casto. Vous avez remarqué à quel point cette couleur ne rend jamais pareil sur un mur entier ! Le gris est devenu verdâtre, le blanc cassé se révèle être un « jaune fumeur » et le rouge tient moins de la « tomate écrasée en été » que du sang de bœuf.
Passons ensuite au matériau, la peinture mono-couche. Non, mais quel attrape bricolo du dimanche, ce truc ! Qu’on se le dise, la peinture mono-couche, il n’y a que sur les modes d’emplois des pots qu’elle existe. Ceux destinés à faire croire au béotien qu’il pourra s’en sortir en moins de deux heures avec un peu de bonne volonté et d’huile de coude.
Les travaux, on sait quand ça commence…







L'Assassin
UnCadeau.com
le monocouche ça existe mais faut un pistolet à peinture et un mur pas trop sale et pas peint à l’origine dans une couleur foncée.
Et heureusement que ça existe, purée j’avais tout un appart entier à repeindre moi !!!!
Joëlle > d’accord, je rectifie ce que j’ai dit : le monocouche, ça existe quand tu fais du « ton sur ton » et que tu « arroses » largement. Ce qui n’était pas notre cas. On a même eu peur de devoir faire trois couches ;-)
Hé hé ça me parle ça ! je sors de 1 mois de travaux de « rafraichissement » comme on dit … et ces moments de solitude devant le mur à peindre mais d’abord à lessiver, reboucher, poncer, et relessiver et enduire et reponcer, et relessiver…. je viens d’en vivre plein de 21h à 2h du mat le soir après une bonne journée de boulot ! Bon courage ! Moi il me reste 1 pièce entière et quelques bricoles… qui vont traîner, traîner, traîner :) Sinon « la monocouche c’est pour la grande distribution » dixit le vendeur d’un magasin de peintures pour les professionnels.
Très vrai tout ça :D Et encore, je t’ai trouvée soft sur la description du samedi en couple chez casto.
à lire, dans le genre, le bouquin de Jean-Paul Dubois : « Vous plaisantez, monsieur Tanner »
J’avais hâte de lire la suite de ton premier billet; il me projetait dans un passé pas si vieux que cela de ma vie de couple.Mais je n’osais intervenir devant tant de détermination et d’efficacité.
Et de bonheur aussi.
Mais pour cette suite me remotive.
Casto ou leroy sont des lieux d’expression et d’exploitation du bonheur « a deux, trois ou quatre », mais c’est au pied du mur (à peindre) que le couple peut démontrer qu’il est « mono couche » et accessoirement que l’amour ne rend pas bricoleur.
En tout cas pas Myriam et moi, et apparemment vous non plus. Mais qu’est ce qu’il fait que malgré les années qui passent on continue à croire en Casto , et en nous?
A suivre.
tout ça me rappelle qu’il faut que je repeigne mon entrée :(
A qui le dis-tu ?!
Le pire ce sont les rouges, 2 voire 3 couches obligatoires !
Et encore vous n’avez eu qu’à lessiver vos murs… Ceux de la salle de bain des enfants ont fait les frais de ma fainéantise, résulta, des traces d’enduits non poncé un peu partout et un « lin » parfois pas tout à fait homogène (c’était marqué monocouche, j’ai fait monocouche)…
Courage plus qu’une 60aine de mètres carrés à peindre (et du parquet à poser et à vitrifier)…
Pour être sûr de la couleur, on prend un nuancier pantone et on fait faire sa couleur sur mesure :)
Julie > je te trouve courageuse de faire ça le soir. Perso, je n’ai pas envie de ressortir les pinceaux après le dîner…
Marc > très bon effectivement, le Dubois, j’avais beaucoup ri (jaune)
Patrick > ah merde, l’amour ne rend pas bricoleur ? Remarque, en voyant Monsieur tenir un marteau, j’aurais du m’en douter…
Joëlle > et la mention de ton entrée me rappelle le « gadget » géant repéré dans ta cuisine et que j’ai fini par acheter. Je passe mon temps à jouer avec ;-)
Candice > petit appart, petits travaux, grande maison, grands…
Jean-Yves > autrefois j’avais un nuancier, mais il a disparu au cours d’un déménagement. On a essayé les versions en ligne mais il y a trop de distorsion entre l’affichage écran et la réalité du mur ^^
ah ah je SAVAIS que tu craquerais :)