« La recherche à la vitesse de la pensée », nous annonce Marissa Mayer (la boss de l’activité moteur de recherche chez Google), en présentant la grosse annonce du moment sur cet outil qu’on ne présent plus tellement il est synonyme d’accès au web pour la majorité des internautes dans le monde.

Quand j’ai testé le truc en question (affichage en temps réel des résultats susceptibles de correspondre à ma requête, alors même que je suis en train de la taper dans le champ de saisie), c’est la pro qui a réagi. Avec le whaou qui salue une jolie prouesse techno et le côté hyper séduisant de l’outil.

Ensuite, c’est l’internaute lambda qui a réagit. Celle qui aime trouver vite, qui trouve ces nouvelles fonctionnalités bluffantes, à priori, mais aussi celle qui adore surfer mollement depuis son canapé, et se laisser porter de site en site, au hasard de recherches plus ou moins fructueuses.

À vrai dire, ça me plait à moitié, cette histoire de recherche à la vitesse de la pensée…

Côté pro, l’impact dans les mois à venir risque d’être significatif : ça va nous obliger à travailler encore plus sur le référencement en visant du premium, parce qu’avec cette configuration, si tu n’es pas premier dans les résultats de recherches suggérées par Google, tu es mort (ou presque).

Côté perso, je vais devoir penser à surfer  de temps en temps en mode privé. Tout simplement parce que j’aime bien l’aléa que m’offre une recherche sur un outil qui ne connaitrait pas mes habitudes, ne me suggèrera pas des sites que je connais déjà et ne présumera pas non plus de mes « goûts » (en les  forçant à devenir similaires à ceux de la masse d’utilisateurs).

Oui, je sais, je suis une internaute chiante. Celle qui apprécie d’aller se perdre en forêt sans avoir de carte ni de boussole. Mais je suis aussi une internaute heureuse : toujours bien contente – après coup – d’avoir eu le sentiment de passer un moment qui ne ressemblait à aucun de ceux vécus par la flopée de randonneurs qui ont emprunté le GR de départ.

Rhaaa, je suis indécise : j’aime trouver mais j’aime aussi me perdre (parfois)…